Coups de poing et stabilité – Rester stable en donnant des coups de poing

Coups de poing et stabilité

Lorsque tu donnes un coup de poing puissant, il faut :

  • toucher ton adversaire
  • et garder ta stabilité

La stabilité lors des coups de poing est très importante, car il ne suffit pas de donner un coup, il faut aussi rester debout, prêt pour la suite. Rester stable.

Ça ne le fait pas de donner le coup de poing et de tomber ensuite :D

Coups de poing et stabilité

Vois comme ces deux combattants sont stables en donnant leurs coups de poing. La stabilité est très importante.

Image : Peter Harrison

Rester stable lors des coups de poing

Donc, pas du tout déséquilibré : bien sur ses pieds.

L’adversaire fait ce qu’il veut, tu restes planté sur tes pieds.

Il ne te déséquilibre pas en profitant de ton mouvement.

Mon témoignage sur les coups de poing

Je ne suis ni spécialiste du coup de poing, ni un maître.

Je pratique le jujitsu et le taï chi chuan, et je suis encore débutante dans ces deux disciplines après 3 ans de pratique.

Mais je peux expliquer ce que j’ai compris.

J’ai été très étonnée : une si petite différence de position donne un résultat tellement différent !

Je l’ai compris parce qu’on me l’a expliqué, que je l’ai vu, et que j’ai testé.

J’ai trouvé ça assez étonnant pour en parler ici :)

Coups de poing et stabilité

Stabilité et coups de poing sont opposés.

En effet, la tendance naturelle est de lancer le poing en avant aussi loin que possible, pour rester le plus loin possible de son adversaire.

On allonge le bras au maximum.

Erreur.

Stabilité impossible

Ce faisant, on lance l’épaule en avant en même temps.

Et dès que l’épaule part vers l’avant, la stabilité est compromise.

Le déséquilibre est proche.

L’adversaire n’a qu’un petit geste à faire.

En faisant ça, tu tournes le torse et tu avances l’épaule.

Ton nombril regarde ailleurs, alors qu’il devrait être pointé sur ton adversaire.

Et tu es vulnérable, tu es déjà en déséquilibre.

Pas très solide sur tes pieds.

Accentuer le déséquilibre en tirant

Stabilité compromise par l’épaule en avant avec les coups de poing, tu es très instable.

Il suffit de tirer un tout petit peu sur ton bras pour t’emmener dans ton élan.

Vlan, par terre.

C’est comme ça qu’on fait en taï-chi.

Et beaucoup moins dans les autres arts martiaux, jujitsu ou karaté, où on aura plutôt tendance à parer les coups de poing ou à les éviter.

Travail du centre pour la stabilité

La stabilité dans les coups de poing vient du centre, en-dessous du nombril.

C’est de là que partent les coups de poing en taï-chi.

Et dans les autres arts martiaux aussi, mais personne n’en parle ainsi.

Donc, quand tu donnes tes coups de poing,

tu ne mets plus jamais l’épaule en avant.

Dans la vie aussi

Nos parents nous l’ont dit et redit : “Tiens-toi convenablement”.

Voici pourquoi c’est important.

Ce qui vaut pour les coups de poing vaut pour n’importe quel mouvement.

Le mouvement correct évite le mal de dos, mal à la nuque, aux bras, aux jambes. Partout.

Tellement banal.

Et tellement évitable.

Protège ton corps. Cherche le bon mouvement.

 

Dans l’exercice qui suit, tu donnes tes coups de poing d’abord en jetant l’épaule en avant = mauvais mouvement, puis en restant stable. Ton partenaire tire sur ton poing pour te déséquilibrer

 

Exercice – Avec un partenaire

1- Peu de stabilité

Donne ton coup de poing en le lançant aussi loin que possible pour toucher ton partenaire qui est loin de toi. C’est la tendance naturelle : rester loin de l’adversaire pour ne pas recevoir de coup. Le torse est tourné, l’épaule part vers l’avant.

Reste avec ton poing tendu (pour l’exercice)

Ton partenaire en face de toi saisit ton poing et tire un peu

Tu es vite déséquilibré : vlan par terre (pas obligatoire pour l’exercice :D)

2- Coup de poing stable

Tu donnes le coup de poing, mais ton ton épaule reste en place, ton nombril reste pointé sur ton partenaire. Tu es obligé de t’approcher plus près pour le toucher.

Ton partenaire tire à nouveau sur ton poing.

Apprécie combien ton équilibre s’est subitement amélioré : tu restes planté sur tes pieds

 

 

 

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Le doux et le faible vainc le dur et le fort. Démonstration.

Doux et faible ou fort et dur selon Lao Tseu

Ce qui est faible triomphe de ce qui est fort; ce qui est mou triomphe de ce qui est dur.

Cette citation de Lao-Tseu, les pratiquants d’art martiaux la connaissent bien, on la répète souvent.

    • On l’utilise pour expliquer que même faible, on peut vaincre un adversaire plus fort.

Grâce à la technique sans doute.

 

La douceur du taï-chi

Mais en taï-chi chuan, on le fait. tel quel.

Eh oui, le taï-chi est aussi un un martial. D’une très grande puissance.

    • On utilise la douceur pour être fort

Et même, on doit être doux, sinon le mouvement n’a plus de force.

Il faut être doux pour être fort.

    • Sans douceur, pas de force

 

J’ai découvert la démonstration de cette maxime lors d’un exercice sur la prise de contact.

 

L’attaque

Bon, je résume:

L’attaquant attaque comme il se doit. On se défend.

La première contre-attaque, c’est la prise de contact.

Enfin, ça finit par le contact : ça commence déjà avant, mais pour cette démonstration, on commence au contact.

Et comme on est toujours dans la démonstration, on ne fait plus l’attaque, on fait juste le mouvement.

Voici donc la démonstration.

    • L’attaquant attaque avec son bras, le défenseur fait tomber ce bras

 

L’attaquant

L’attaquant se contente de présenter son bras qu’il place devant lui, comme pour tenir un bouclier.

Une attaque toute symbolique.

    • Il tient son bras à la mode taï-chi : avec juste assez de force pour garder sa structure. Juste assez de force pour que quand une feuille tombe sur le bras, le bras descend

Bon, c’est déjà dur à faire pour la plupart d’entre nous, tellement nous sommes tendus. :D

 

Le défenseur

    • Le défenseur avance la main , doigts tendus, et place la partie charnue du tranchant de la main sur le bras de l’attaquant = 1er contact
    • Et il déroule la main sur le bras jusqu’au bout du petit doigt
    • on pousse tout en déroulant la main

Le tout avec la plus grande douceur et en un seul mouvement.

Le contact est très doux et léger, en spirale.

On ne pousse pas à proprement parle, non, on enveloppe plutôt le bras.

Bon, les pratiquant y ajoutent l’énergie, l’intention etc, mais ici on n’en a pas besoin.

 

    • Et quand le mouvement est très très doux, le bras de l’attaquant descend tout seul…

Je sais le faire. Mais bon, c’est ma 3e année de taï-chi. J’ai appris à me détendre. Je ne suis pas sûre qu’on le réussisse si facilement.

En général, on est trop tendu pour que le bras descende… Il faut se laisser faire, pour les besoins de l’exercice.

C’est facile de bloquer son bras contre une poussée très faible. De ne pas le laisser aller.

C’est beaucoup plus difficile de le laisser descendre, mais c’est comme ça qu’on apprend et qu’on ressent.

 

Pourquoi l’attaquant doit-il être détendu ?

Ça ne marche pas s’il est tendu ?

    • Si, ça marche aussi, mais seulement quand on est déjà fort en taï-chi :D
    • Ici, on essaie juste de mettre en évidence une réaction du corps pour faire la démonstration

Quand on débute, vaut mieux avoir un bras détendu, c’est plus facile.

Et surtout, il doit être détendu pour les besoins de la démonstration !

 

Donc, le défenseur fait tomber le bras de l’attaquant… tout en douceur.

La sensation est étonnante, parce qu’on n’a pas le désir d’abaisser le bras, on a vraiment l’impression qu’il descend tout seul. Mais c’est l’autre qui le « pousse » bien sûr.

 

Et quand le défenseur est tendu ?

Ça ne marche plus.

C’est là que c’est étonnant.

    • Dès que le défenseur perd sa douceur, qu’il devient fort, tendu… le bras de l’attaquant résiste et ne descend plus !

Et le défenseur se fait ratatiner s’il est le plus faible.

Ce bras qui est doux au départ, quand il est secoué par la force, se défend : il refuse de se laisser pousser quand ce n’est pas en douceur, et il résiste.

    • On sent qu’il résiste

On est revenu à la situation normale : quand on ne pousse pas assez fort sur le bras, il ne bouge pas bien sûr.

 

La démonstration est faite

    1. Pousser fort sur le bras => le bras descend
    2. Pousser, mais pas assez fort : le bras ne bouge pas
    3. Pousser mais avec la légèreté d’un papillon : le bras descend…

 

Ce qui est faible et mou triomphe de ce qui est fort et dur.

C’est tout l’art du taï-chi.

 

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